Dimanche 4 janvier 2009
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Dimanche 4/01, 20h58
Ma petite soeur est partie, ça y est... Je m'envole demain matin pour l'Irlande et
elle, est repartie pour Bordeaux, fini les vacances, retour à la vie quotidienne, avec un changement important, je ne serais plus là.
Quand je l'ai quitté, elle avait les larmes aux yeux, et je lui souriais comme si de
rien n'était ; mais en moi-même je me sentais mal, et triste de ne pas lui avoir montré ou dit à quel point je l'aime et comme elle va me manquer.
T., tu liras sûrement ceci, je me rattrape en l'écrivant, c'est plus
facile...
Je souhaite qu'elle s'en sorte du mieux possible toute seule, je sais qu'elle en est
capable et j'espère qu'elle va occuper ces six mois à bouger, à ne pas rester végétative.
Ma petite soeur est ma seule amie, rien qu'en y pensant j'ai envie de pleurer car je
sais que ce sera dur, pour elle comme pour moi, de rester six mois loin l'une de l'autre ; mais je pense que c'est bien, on sera ensemble même si loin par la distance. Tu pourras me parler tous
les jours et me raconter comme avant quand ça ne va pas, quand tu te sens mal ou quand tu progresses. J'espère que tu me raconteras tes rêves par mail et je te montrerai des photos de tout ce qui
me plaît et de tout ce qui m'entoure. Rien ne va changer finalement, ne t'inquiète pas, je serais là si tu en as besoin, il suffit que tu le dise.
C'est bizarre mais je n'arrive pas à dire aux gens que j'aime à quel point ils sont
important dans ma vie, à P. je parle de ma soeur et à ma soeur, je parle de P...
Cette nuit va être triste je crois, toute seule, à attendre le matin en me demandant
si je ne fais pas une bêtise, à vérifier mes bagages : « est-ce que je n'oublie rien ? ». Je n'aime pas cette pensée, elle me donne l'impression que je ne vais jamais revenir. C'est
idiot, je le sais, mais c'est désagréable pour moi.
T., j'espère de tout mon coeur que tu ne vas pas comprendre ce que j'écris de
travers : je veux à tout prix que tu sois heureuse, tu ne dois pas t'inquiéter pour moi, je suis forte, je me débrouille toujours, je retombe toujours sur mes pattes. Ne pense qu'à ton bien-être,
n'hésite pas à me demander si tu as besoin de quoi que ce soit, même si je suis loin, tu dois me le dire si ça ne va pas.
Tu n'as pas besoin de moi, je sais que tu peux très bien te débrouiller seule, il te
suffit de le vouloir, je le sais. Tu as une personnalité géniale, vraiment hors-du-commun, ne la cache pas et ouvres-toi le plus possible, c'est ainsi qu'on rencontre les gens bien. Je t'aime
très fort.
Au cas où il y aurait des lecteurs sur ce blog à part ma petite soeur, vous
comprendrez vite qu'il lui est surtout destiné à elle, afin qu'elle suive mon parcours en Irlande...